01 juin 2010
JOURNEES JUSTICE 2010 DU CDAD 73
Durant le mois de mars 2010 se sont déroulées les deuxièmes journées justice du CDAD de la Savoie à Albertville et Chambéry
Pour la deuxième année consécutive, le CDAD de la Savoie a organisé avec ses partenaires* les journées justice. Cette manifestation de grande envergure a permis aux collégiens et lycéens savoyards de découvrir un Palais de Justice et de participer à différents ateliers animés par des professionnels du droit. La manifestation s'est déroulée sur deux demi-journées au Palais de Justice d'Albertville le 02 mars (collégiens) et 09 mars (lycéens) et sur deux journées au Palais de Justice de Chambéry les 23 mars (collégiens) et 30 mars (lycéens). Ces journées se sont articulées autour de trois ateliers : - 1er atelier : projection d'extraits d'un documentaire judiciaire (10ème chambre, instants d'audience de Raymond Depardon) suivie d'une discussion en présence de différents intervenants (Magistrats, Avocats, Greffiers etc...) - 2ème atelier : exposition interactive 13 ans - 18 ans animée par la Protection Judiciaire de la Jeunesse et projection d'un PowerPoint commenté sur le fonctionnement de la justice des mineurs. - 3ème atelier : Pour les lycéens un atelier consacré au droit du travail animé par les conseillers prud'homaux ; pour les collégiens un atelier consacré aux droits des femmes animé par le Centre d'Information sur le Droit des Femmes et des Familles de la Savoie (CIDFF73) et SOS Femmes Violences. Au total, ce sont 41 classes, soit 850 élèves et 50 enseignants, provenant de 23 établissements scolaires en Savoie**, qui auront participé à ces Journées Justice. *Magistrats et Fonctionnaires des Palais de Justice d'Albertville et de Chambéry; Inspection Académique de la Savoie; Conseillers Prud'homaux; Avocats du Barreau d'Albertville et de Chambéry; Protection Judiciaire de la Jeunesse; les Maisons de Justice et du Droit, Centre d'Information sur le Droit des Femmes et des Familles de la Savoie (CIDFF73); SOS Femmes Violences; Association de réinsertion, de contrôle et d'aide aux victimes (ARCAVI); Association de reclassement social (ARESO) ** Les collèges: E. Rostand (la Ravoire); Marlioz (Aix-les-bains); Bissy (Chambéry), Le Revard (Gresy sur Aix); Jules Ferry (Chambéry); Côte Rousse (Chambéry); Pierre et Marie Curie (Montmélian); LPA Cognin; Le Margeriaz (Barberaz); Louis Armand (Chambéry); Pierre Grange (Albertville); Fondation d'Auteuil (St Paul sur Isère); Joseph Fontanet (Frontenex) Les lycées: Le Margeriaz (Barberaz); Louis Armand (Chambéry); LPA Cognin; LPH Challes-les-Eaux; La Cardinière (Chambéry); Le Nivolet (La Ravoire); LPA Les Charmilles (Chambéry); Ste Geneviève (Chambéry); Paul Héroult (Sint-Jean-de-Maurienne); Le Grand Arc (Albertville)
Questions posées à Roland ESCH, Président du TGI de Chambéry et du CDAD de la Savoie Extrait de l'article publié dans le Dauphiné Libéré du 2 avril 2010. Pour la deuxième année se sont tenues les journées justiceà destination des jeunes. Quel bilan tirez-vous de ces manifestations? Plus de 1000 jeunes des lycées et collèges de tout le département sont venus chaque année à la découverte très concrète du monde judiciaire, avec la participation d'une multitude de professionnels: Avocats, Greffiers, Procureurs, Juges etc. Dans les salles d'audiences ont notamment été organisés des ateliers avec simulation de situations réelles: les lycéens ont ainsi pu assister à des conciliations et des jugements du Conseil des Prud'hommes, en présence de vrais conseillers prud'homaux et des avocats inscrits au Barreau de Chambéry et d'Albertville. Ils ont découvert le formalisme des procédures, les missions des défendeurs et des demandeurs et ont eux-mêmes joué le rôle des salariés et des représentants de l'entreprise devant le Conseil. Les jeunes se sont montrés très attentifs et intéressés par les ateliers. Ils ont pu constater que la justice n'est pas celle qu'ils voient à la télévision, notamment dans les séries américaines. Cet apprentissage est très utile dans la formation initiale et la construction de la citoyenneté. Est-il envisageable d'organiser à l'avenir cette opération pour le grand public? L'organisation de ces journées pour le grand public demanderait un travail de préparation en amont très lourd et difficile, en raison notamment du nombre de participants. Avec les scolaires, on cadre assez bien le nombre et les attentes des participants, alors que le grand public viendrait, pour une partie, avec ses problèmes juridiques et ses demandes de conseils: la cible serait donc détournée. A l'avenir, je souhaite pérenniser cette opération en direction des jeunes et proposer dès l'année prochaine des ateliers théâtre auxquels participeraient tous les acteurs de la justice. Et je tiens également à poursuivre la démarche engagée avec les étudiants de l'Université de Savoie: nous avons projeté dernièrement sur le Campus de Jacob Bellecombette (Cinéma Univerciné) le film 12 hommes en colère de Sidney Lumet en présence de professionnels de la Justice.
|




